Le 10 Août

Publié le 10 Août 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Jean 12,24-26.


Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.

Commentaire du jour


Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 40 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 178 rev.)

Saint Laurent, comme un grain jeté en terre

De prime abord, un grain de moutarde a l'air petit, commun et méprisable ; il n'a pas de goût, n'exhale pas de senteur, ne laisse pas présumer de douceur. Mais quand il a été broyé, il répand son odeur, il montre sa vigueur, il a un goût de flamme et il brûle d'une telle ardeur que l'on s'étonne de trouver un si grand feu lové en un si petit grain... De même, la foi chrétienne semble à première vue petite, commune et faible ; elle ne montre pas sa puissance, elle ne fait pas étalage de son influence. Mais quand elle a été broyée par différentes épreuves, elle montre sa vigueur, fait éclater son énergie, exhale la flamme de sa foi dans le Seigneur. Le feu divin la fait vibrer d'une telle ardeur que, tout en brûlant elle-même, elle réchauffe ceux qui la partagent, comme l'ont dit Cléophas et son compagnon dans le saint Évangile, tandis que le Seigneur s'entretenait avec eux après sa Passion : « Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? » (Lc 24,32)...

Nous pouvons comparer le saint martyr Laurent au grain de moutarde ; broyé par de multiples tortures, il a mérité devant la terre entière la grâce d'un martyre éclatant. Alors qu'il habitait encore son corps, il était humble, ignoré et commun ; après avoir été torturé, déchiré et brûlé, il a répandu sur tous les fidèles à travers le monde la bonne odeur de sa noblesse d'âme... Vu de l'extérieur, ce martyr brûlait dans les flammes d'un tyran cruel ; mais une plus grande flamme, celle de l'amour du Christ, le consumait à l'intérieur. Un roi impie a beau rajouter du bois et allumer des feux plus grands, saint Laurent, dans l'ardeur de sa foi, ne sent plus ces flammes... Aucune souffrance sur terre n'a plus prise sur lui : son âme demeure déjà au ciel.

In English

Scripture: John 12:24-26 (alternate reading: Matthew 18:15-20)

24 Truly, truly, I say to you, unless a grain of wheat falls into the earth and dies, it remains alone; but if it dies, it bears much fruit. 25 He who loves his life loses it, and he who hates his life in this world will keep it for eternal life. 26 If any one serves me, he must follow me; and where I am, there shall my servant be also; if any one serves me, the Father will honor him.

Commentary of the day


Saint Maximus of Turin (?-c.420), Bishop
Sermon 40 (Migne 1996, p. 178 rev.)

Saint Lawrence, like a seed thrown on the ground

At first glance a mustard seed appears small, ordinary and unimportant ; it has no taste, gives off no smell, gives no cause for presuming any sweetness. But when it is crushed then it spreads abroad its odor and reveals its strength, it has a taste like flame and burns with such strength that we are astonished to find so great a fire in so little a seed… Christian faith, in the same way, seems at first sight to be small, ordinary and weak; it does not show its power nor display its influence. But when crushed by various trials, it demonstrates its vigor, makes its energy burst forth, breathes out the flames of its faith in the Lord. The divine fire makes it quiver with such ardor that, even as it is burning, it warms those who share it, as Cleophas and his companion said in the holy Gospel while the Lord was conversing with them after his passion: “Were not our hearts burning within us while he spoke to us on the way and opened the scriptures to us?” (Lk 24:32)…

We might compare Saint Lawrence to a mustard seed: crushed with numerous tortures he merited the grace of an outstanding martyr in the sight of all the world. While he was yet dwelling in his body he was humble, ignored, ordinary; after he had been tortured, torn apart and burned, he shed on all the faithful throughout the world the good odor of his nobility of soul… Seen from without, this martyr was burning in the flames of a cruel tyrant, but a greater flame, that of the love of Christ, was consuming him from within. An impious king may well have piled on the wood and lit even larger fires but Saint Lawrence, in the fervor of his love, no longer felt those flames… No earthly suffering had mastery over him any longer: his soul already dwelt in heaven.

Rédigé par JOHNBOSCO

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