Le 20 Juillet

Publié le 19 Juillet 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 13,1-9.


Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.
Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Commentaire du jour


Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur Mt, 44 (trad. Véricel, L'Evangile commenté p. 138s)

« Sur la bonne terre, ils ont donné du fruit »

« Voici que le semeur est sorti pour semer. » D'où est-il sorti, celui qui est présent partout, qui remplit l'univers entier ? Comment est-il sorti ? Non pas matériellement, mais par une disposition de sa providence à notre égard : il s'est rapproché de nous en revêtant notre chair. Puisque nous ne pouvions pas aller jusqu'à lui, nos péchés nous en interdisant l'accès, c'est lui qui vient jusqu'à nous. Et pourquoi est-il sorti ? Pour détruire la terre où foisonnaient les épines ? Pour en punir les cultivateurs ? Pas du tout. Il vient cultiver cette terre, s'en occuper et y semer la parole de sainteté. Car la semence dont il parle est, en effet, sa doctrine ; le champ, l'âme de l'homme ; le semeur, lui-même...

On aurait raison de faire des reproches à un cultivateur qui semait si largement... Mais quand il s'agit des choses de l'âme, la pierre peut être changée en une terre fertile, le chemin peut n'être pas foulé par tous les passants et devenir un champ fécond, les épines peuvent être arrachées et permettre aux grains de pousser en toute tranquillité. Si ce n'était pas possible, il n'aurait pas répandu son grain. Et si la transformation n'a pas lieu, ce n'est pas la faute du semeur, mais de ceux qui n'ont pas voulu se laisser changer. Le semeur a fait son travail. Si son grain a été gaspillé, l'auteur d'un si grand bienfait n'en est pas responsable.

Remarque bien qu'il y a plusieurs façons de perdre la semence... Autre chose est de laisser la semence de la parole de Dieu se dessécher sans tribulation et sans tracasserie, autre chose de la voir périr sous le choc des tentations... Pour qu'il ne nous arrive rien de semblable, gravons la parole dans notre mémoire, avec ardeur et profondément. Le diable aura beau arracher autour de nous, nous aurons assez de force pour qu'il n'arrache rien en nous.

In English

Holy Gospel of Jesus Christ according to Saint Matthew 13:1-9.


On that day, Jesus went out of the house and sat down by the sea.
Such large crowds gathered around him that he got into a boat and sat down, and the whole crowd stood along the shore.
And he spoke to them at length in parables, saying: "A sower went out to sow.
And as he sowed, some seed fell on the path, and birds came and ate it up.
Some fell on rocky ground, where it had little soil. It sprang up at once because the soil was not deep,
and when the sun rose it was scorched, and it withered for lack of roots.
Some seed fell among thorns, and the thorns grew up and choked it.
But some seed fell on rich soil, and produced fruit, a hundred or sixty or thirtyfold.
Whoever has ears ought to hear."

Shallow and rootless minds,

by Cyril of Alexandria (375-444 AD)

"Let us look, as from a broader perspective, at what it means to be on the road. In a way, every road is hardened and foolish on account of the fact that it lies beneath everyone's feet. No kind of seed finds there enough depth of soil for a covering. Instead, it lies on the surface and is ready to be snatched up by the birds that come by. Therefore those who have in themselves a mind hardened and, as it were, packed tight do not receive the divine seed but become a well-trodden way for the unclean spirits. These are what is here meant by 'the birds of the heaven.' But 'heaven' we understand to mean this air, in which the spirits of wickedness move about, by whom, again, the good seed is snatched up and destroyed. Then what are those upon the rock? They are those people who do not take much care of the faith they have in themselves. They have not set their minds to understand the touchstone of the mystery [of communion with Christ]. The reverence these people have toward God is shallow and rootless. It is in times of ease and fair weather that they practice Christianity, when it involves none of the painful trials of winter. They will not preserve their faith in this way, if in times of tumultuous persecution their soul is not prepared for the struggle." (Excerpt from FRAGMENT 168)

Rédigé par JOHNBOSCO

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