Le 11 Juillet

Publié le 10 Juillet 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Matthieu 19,27-29.


En ce temps-là, Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. »

Commentaire du jour


Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Discours à Nursie, Italie 23/3/80 (trad. DC n° 1784 20/04/80)

L'exemple de Saint Benoît : « Ora et labora ; prie et travaille »

Saint Benoît a su interpréter avec perspicacité et de manière certaine les signes des temps de son époque, quand il a écrit sa règle dans laquelle l'union de la prière et du travail devenait pour ceux qui l'acceptaient le principe de l'aspiration à l'éternité : « Ora et labora, prie et travaille »... En lisant les signes des temps, Benoît a vu qu'il était nécessaire de réaliser le programme radical de la sainteté évangélique...dans une forme ordinaire, dans les dimensions de la vie quotidienne de tous les hommes. Il était nécessaire que « l'héroïque » devienne normal, quotidien, et que le normal et le quotidien deviennent héroïques. De cette manière, père des moines, législateur de la vie monastique en Occident, il est devenu également le pionnier d'une nouvelle civilisation. Partout où le travail humain conditionnait le développement de la culture, de l'économie, de la vie sociale, il lui ajoutait le programme bénédictin de l'évangélisation qui unissait le travail à la prière et la prière au travail...

En notre époque saint Benoît est le patron de l'Europe. Il l'est non seulement en considération de ses mérites particuliers envers ce continent, envers son histoire et sa civilisation. Il l'est aussi en considération de la nouvelle actualité de sa figure à l'égard de l'Europe contemporaine. On peut détacher le travail de la prière et en faire l'unique dimension de l'existence humaine. L'époque d'aujourd'hui porte en elle cette tendance... On a l'impression d'une priorité de l'économie sur la morale, d'une priorité du matériel sur le spirituel. D'une part, l'orientation presque exclusive vers la consommation des biens matériels enlève à la vie humaine son sens le plus profond. D'autre part, dans de nombreux cas, le travail est devenu une contrainte aliénante pour l'homme...et presque malgré lui, il se détache de la prière, enlevant à la vie humaine sa dimension transcendante...

On ne peut pas vivre pour l'avenir sans comprendre que le sens de la vie est plus grand que ce qui n'est que matériel et passager, que ce sens est au-dessus de ce monde-ci. Si la société et les hommes de notre continent ont perdu l'intérêt pour ce sens, ils doivent le retrouver... Si mon prédécesseur Paul VI a appelé saint Benoît de Nursie le patron de l'Europe, c'est parce qu'il pouvait aider à ce sujet l'Église et les nations d'Europe.

In English

Scripture: Matthew 10:34 - 11:1

34 "Do not think that I have come to bring peace on earth; I have not come to bring peace, but a sword. 35 For I have come to set a man against his father, and a daughter against her mother, and a daughter-in-law against her mother-in-law; 36 and a man's foes will be those of his own household. 37 He who loves father or mother more than me is not worthy of me; and he who loves son or daughter more than me is not worthy of me; 38 and he who does not take his cross and follow me is not worthy of me. 39 He who finds his life will lose it, and he who loses his life for my sake will find it. 40 "He who receives you receives me, and he who receives me receives him who sent me. 41 He who receives a prophet because he is a prophet shall receive a prophet's reward, and he who receives a righteous man because he is a righteous man shall receive a righteous man's reward. 42 And whoever gives to one of these little ones even a cup of cold water because he is a disciple, truly, I say to you, he shall not lose his reward." (Matthew 11) 1 And when Jesus had finished instructing his twelve disciples, he went on from there to teach and preach in their cities.

Commentary of the day


Saint Augustine (354-430), Bishop of Hippo (North Africa) and Doctor of the Church
Sermon 344, §2-3

"Whoever loves father or mother more than me is not worthy of me"

It is to those who are on fire with love or, rather, those he wants to set on fire with this love, that our Saviour addresses these words. For our Saviour has not done away with, but regulated, the love we owe to parents, spouse, children. He did not say: “Those who love them” but “Those who love them more than me”... Love your father, but love the Lord even more; love him who brought you into the world, but love yet more he who gave you being. It was your father who brought you into the world but it was not he who created you since he did not know, when he bred you, who you would be or what you would become. It was your father who fed you but he is not the origin of the food that staunched your hunger. Finally, your father must die if you are to inherit his goods, but you will share the inheritance God intends for you while living with him eternally.

So love your father, but not more than you love your God; love your mother, but love still more the Church who has begotten you into eternal life... Indeed, if you owe such gratitude to those who begot you for mortality, what kind of love do you owe to those who begot you for eternity? Love your spouse, love your children as God does, to lead them to serve God together with you, and then, when you are reunited, you will not be afraid of being separated. Your love for your family would indeed fall short if you did not lead them to God...

Take up your cross and follow the Lord. Your Saviour himself, wholly God as he was in the flesh, clothed with your flesh, he, too, showed human feelings when he said: “My Father, if it is possible, let this cup pass from me,” (Mt 26,39)... The servant's nature with which he clothed himself for your sake caused his human voice, the voice of his flesh, to be heard. He took your voice so as to express your weakness and give you his strength..., and to show you whose will to prefer.

Rédigé par JOHNBOSCO

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