Le 30 Mai

Publié le 29 Mai 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Marc 12,1-12.


En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.
De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent.
Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.
Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !”
Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.
Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres.
N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? ‘La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !’ »
Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.

Commentaire du jour


Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Le Dialogue, 24 (trad. Guigues, Seuil 1953, p. 95 rev.)

« Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron » (Jn 15,1)

Dieu a dit à sainte Catherine : Sais-tu ce que je fais lorsque mes serviteurs veulent suivre la doctrine du doux Verbe d'amour ? Je les taille pour qu'ils produisent beaucoup de fruit et pour que leurs fruits soient doux et ne redeviennent pas sauvages. Le vigneron taille les sarments de la vigne pour qu'ils produisent un meilleur vin ; n'est-ce pas ce que je fais, moi, le vrai vigneron ? (Jn 15,1) Mes serviteurs qui sont en moi, je les taille par beaucoup de tribulations pour qu'ils produisent des fruits plus abondants et meilleurs et pour que leur vertu soit éprouvée ; mais ceux qui demeurent stériles je les coupe et je les mets au feu (Jn 15,6).

Les vrais ouvriers travaillent bien leur âme ; ils en arrachent tout amour-propre et retournent la terre de leur amour pour moi. Ils fertilisent et accroissent ainsi la semence de la grâce qu'ils ont reçue dans le saint baptême. En cultivant leur vigne, ils cultivent aussi celle de leur prochain ; ils ne peuvent pas cultiver l'une sans l'autre. Souviens-toi que tout mal et tout bien se font par le moyen du prochain. C'est ainsi que vous êtes mes vignerons, issus de moi, l'éternel vigneron. C'est moi qui vous ai unis et greffés sur cette vigne grâce à l'union que j'ai établie avec vous... Tous ensemble vous ne formez qu'une seule vigne universelle... ; vous êtes unis dans la vigne du corps mystique de la sainte Église dont vous tirez votre vie. Dans cette vigne est planté le cep de mon Fils unique sur lequel vous devez tous être greffés pour rester en vie.

In English

Gospel reading: Mark 12:1-12

1 And he began to speak to them in parables. "A man planted a vineyard, and set a hedge around it, and dug a pit for the wine press, and built a tower, and let it out to tenants, and went into another country. 2 When the time came, he sent a servant to the tenants, to get from them some of the fruit of the vineyard. 3 And they took him and beat him, and sent him away empty-handed. 4 Again he sent to them another servant, and they wounded him in the head, and treated him shamefully. 5 And he sent another, and him they killed; and so with many others, some they beat and some they killed. 6 He had still one other, a beloved son; finally he sent him to them, saying, `They will respect my son.' 7 But those tenants said to one another, `This is the heir; come, let us kill him, and the inheritance will be ours.' 8 And they took him and killed him, and cast him out of the vineyard. 9 What will the owner of the vineyard do? He will come and destroy the tenants, and give the vineyard to others. 10 Have you not read this scripture: `The very stone which the builders rejected has become the head of the corner; 11 this was the Lord's doing, and it is marvelous in our eyes'?" 12 And they tried to arrest him, but feared the multitude, for they perceived that he had told the parable against them; so they left him and went away.

Commentary of the day


Saint Catherine of Siena (1347-1380), Dominican tertiary, Doctor of the Church, co-patron of Europe
Dialogue 24 (©Classics of Western Spirituality)

"I am the true vine and my Father is the vine grower" (Jn 15,1)

Do you know what course I follow, once my servants have completely given themselves to the teaching of the gentle loving Word? I prune them, so that they will bear much fruit-cultivated fruit, not wild. Just as the gardener prunes the branch that is joined to the vine so that it will yield more and better wine, but cuts off and throws into the fire the branch that is barren, so do I the true gardener act (Jn 15,2). When my servants remain united to me I prune them with great suffering so that they will bear more and better fruit, and virtue will be proved in them. But those who bear no fruit are cut off and thrown into the fire (Jn 15,6).

These are the true workers. They till their souls well, uprooting every selfish love, cultivating the soil of their love in me. They feed and tend the growth of the seed of grace that they received in holy baptism. And as they till their own vineyards, so they till their neighbors' as well, for they cannot do the one without the other. You already know that every evil as well as every good is done by means of your neighbors. You, then, are my workers. You have come from me, the supreme eternal gardener, and I have engrafted you onto the vine by making myself one with you... All of you together make up one common vineyard...; are all united in the vineyard of the mystic body of holy Church from which you draw your life. In this vineyard is planted the vine, which is my only-begotten Son, into whom you must be engrafted.

Rédigé par JOHNBOSCO

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