Le 4 Avril

Publié le 3 Avril 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 1,26-38.


En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Commentaire du jour


Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Prière du 25 mars 1379 (Élévation 21)

« Le Tout-Puissant a fait pour moi des merveilles » (Lc 1,49)

Marie, temple de la Trinité, foyer de feu divin, Mère de miséricorde..., tu es la tige nouvelle (Is 11,1) qui a produit la fleur qui embaume le monde, le Verbe, le Fils unique de Dieu. C'est en toi, terre féconde, que ce Verbe a été semé (Mt 13,3s). Tu as caché le feu dans la cendre de notre humanité. Vase d'humilité où brûle la lumière de la sagesse véritable..., par le feu de ton amour, par la flamme de ton humilité, tu as attiré à toi et vers nous le Père éternel...

Grâce à cette lumière, ô Marie, tu n'as jamais été comme les vierges insensées (Mt 25,1s), mais tu étais remplie de la vertu de prudence. C'est pour cela que tu as voulu savoir comment pourrait s'accomplir ce que l'ange t'annonçait. Tu savais que « Tout est possible à Dieu » ; tu n'en avais aucun doute. Pourquoi dire alors : « Je ne connais pas d'homme » ?

Ce n'était pas la foi qui te manquait ; c'était ton humilité profonde qui te faisait dire cela. Tu ne doutais pas de la puissance de Dieu ; tu te regardais comme indigne d'un si grand prodige. Si tu as été troublée par la parole de l'ange, ce n'était pas par crainte. À la lumière même de Dieu, il me semble que c'était plutôt par admiration. Et qu'est-ce que tu admirais, ô Marie, sinon l'immensité de la bonté de Dieu ? Te regardant toi-même, tu te jugeais indigne de cette grâce et tu demeurais stupéfaite. Ta question est la preuve de ton humilité. Tu n'étais pas remplie de crainte, mais uniquement d'admiration devant l'immense bonté de Dieu, comparée à ta petitesse, à ton humble condition (Lc 1,48).

In English

Scripture: Luke 1:26-38 (alternate reading: John 3:1-8)

26 In the sixth month the angel Gabriel was sent from God to a city of Galilee named Nazareth, 27 to a virgin betrothed to a man whose name was Joseph, of the house of David; and the virgin's name was Mary. 28 And he came to her and said, "Hail, O favored one, the Lord is with you!" 29 But she was greatly troubled at the saying, and considered in her mind what sort of greeting this might be. 30 And the angel said to her, "Do not be afraid, Mary, for you have found favor with God. 31 And behold, you will conceive in your womb and bear a son, and you shall call his name Jesus. 32 He will be great, and will be called the Son of the Most High; and the Lord God will give to him the throne of his father David, 33 and he will reign over the house of Jacob for ever; and of his kingdom there will be no end." 34 And Mary said to the angel, "How shall this be, since I have no husband?" 35 And the angel said to her, "The Holy Spirit will come upon you, and the power of the Most High will overshadow you; therefore the child to be born will be called holy, the Son of God. 36 And behold, your kinswoman Elizabeth in her old age has also conceived a son; and this is the sixth month with her who was called barren. 37 For with God nothing will be impossible."38 And Mary said, "Behold, I am the handmaid of the Lord; let it be to me according to your word." And the angel departed from her.

Commentary of the day


Saint Catherine of Siena (1347-1380), Dominican tertiary, Doctor of the Church, co-patron of Europe
Prayer of March 25, 1379 (Elevation 21)

“God who is mighty has done great things for me.” (Lk 1:49)

Mary, temple of the Trinity, hearth of divine fire, mother of mercy…, you are the new shoot (Isa 11:1), which brought forth the flower that gives fragrance to the world, the Word, the only Son of God. This Word was sown in you, fertile earth (Mt 13:3ff.). You hid the fire in the ashes of our humanity. Vessel of humility, where the light of true wisdom burns…, by the fire of your love, by the flame of your humility, you drew the eternal Father to yourself and to us…

Thanks to that light, O Mary, you were never like the foolish virgins (Mt 25:1ff.), but you were filled with the virtue of prudence. That is why you wanted to know how the angel’s words to you could be accomplished. You knew that “nothing is impossible with God”; you had no doubt of that. So why say: “I do not know man”?

It was not because you were lacking in faith; your profound humility made you say that. You did not doubt God’s power; you saw yourself as unworthy of such a great marvel. You were troubled by the angel’s word; it was not out of fear. In the very light of God, it seems to me that it was rather out of admiration. And what did you admire, O Mary, if not the immensity of God’s goodness? Looking at yourself, you considered yourself to be unworthy of that grace and it left you stupefied. Your question is the proof of your humility. You were not filled with fear, but only with admiration before the immense goodness of God compared to your littleness, to your humble condition (Lk 1:48).

Rédigé par JOHNBOSCO

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