Le 29 Avril

Publié le 28 Avril 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Luc 10,38-42.


En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Commentaire du jour


Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Lettre apostolique pour le 6e centenaire de la mort de Ste Catherine de Sienne (trad. DC n°1793 du 5/10/1980, p. 851 © Libreria Editrice Vaticana)

Sainte Catherine de Sienne : une vie mystique et une vie d'action

Quand Catherine voit le jour en 1347, la situation en Italie et en Europe est devenue très difficile. Déjà s'annonçait la peste noire, qui devait semer la dévastation ; la société était troublée par la Guerre de Cent Ans et des invasions de mercenaires ; les papes avaient dû quitter Rome pour Avignon ; le schisme d'Occident allait se prolonger jusqu'en 1417. Fille d'un teinturier, Catherine prend très rapidement conscience des besoins du monde qui l'entoure. Attirée par la forme de vie apostolique des dominicains, elle demande à être agrégée au tiers ordre (on appelait ces pieuses femmes les « Mantellate »). Celles-ci n'étaient pas des religieuses à proprement parler et ne vivaient pas la vie commune, mais elles portaient la robe blanche et le manteau noir des frères prêcheurs...

Catherine était entourée d'une foule bigarrée de disciples, de toute classe sociale et de toute origine. Elle les attirait par la pureté de sa foi et par la liberté de son acceptation de la parole de Dieu, sans adoucissement ni compromis... Elle atteignit le sommet de son progrès intérieur par les noces spirituelles... ; on aurait donc pu penser que sa vie s'écoulerait dans la solitude et dans la contemplation. Mais Dieu, au contraire, l'avait attachée à lui pour qu'elle lui soit unie dans l'œuvre de son Royaume... Le dessein du Christ était de la lier étroitement à lui par « l'amour du prochain », c'est-à-dire aussi bien par la douceur des liens de l'âme que par les travaux extérieurs ; ce fut ce que l'on a appelé « la mystique sociale »...

Après s'être appliquée à la conversion de pécheurs individuels, elle passa à la réconciliation de personnes ou de familles opposées par de mauvaises querelles, puis à la pacification des villes ou des États... L'impulsion intérieure du Maître divin lui ouvrit pour ainsi dire une humanité de surcroît. C'est ainsi que cette humble fille d'artisan, illettrée, pratiquement sans études et sans culture, eut l'intelligence des besoins de son temps au point de dépasser les limites de sa cité et d'atteindre une dimension mondiale par son action.

In English

Scripture: John 15:12-17

12 "This is my commandment, that you love one another as I have loved you. 13 Greater love has no man than this, that a man lay down his life for his friends. 14 You are my friends if you do what I command you. 15 No longer do I call you servants, for the servant does not know what his master is doing; but I have called you friends, for all that I have heard from my Father I have made known to you. 16 You did not choose me, but I chose you and appointed you that you should go and bear fruit and that your fruit should abide; so that whatever you ask the Father in my name, he may give it to you. 17 This I command you, to love one another.

Commentary of the day


Dorotheus of Gaza (c.500-?), monk in Palestine
Instructions, VI, 76-78 (SC 92)

Love of God and neighbour

The more we are united to our neighbour, the more we are united to God. So that you can understand the meaning of this saying I'm going to give you an image taken from the Fathers: imagine a circle drawn on the ground, that is to say a line drawn into a round shape with a compass, having a centre. We refer to the middle of the circle as being the exact centre. Now give your attention to what I am saying. Imagine that this circle is the world, its centre is God and each radius represents different ways or kinds of lifestyle. When the saints, desiring to draw near to God, move towards the middle of the circle, then to the degree to which they penetrate further into its interior they draw closer to each other even as they draw closer to God. The closer they draw to God, the closer they draw to each other; and the closer they draw to each other, the closer they draw to God.

From this you will understand that the same thing applies conversely when we turn away from God to withdraw outside the circle: then it becomes obvious that, the more we withdraw from God, the more we withdraw from each other, and the more we withdraw from each other, the more we also withdraw from God..

Such is the nature of charity. To the extent that we stand outside and do not love God, to the same extent each one of us stands apart with regard to their neighbor. But if we love God, then insofar as we come closer to God through our love for him, we also participate in love of neighbor to the same extent. And insofar as we are united to our neighbor we are equally so to God.

Rédigé par JOHNBOSCO

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