Le 7 Février

Publié le 7 Février 2016

Évangile de Jésus Christ selon

saint Marc 6,53-56.


En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

Commentaire du jour


Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Exclamation 16 (trad. cf Auclair,Œuvres 1964, p. 534 et OC, Cerf 1995, p. 892)

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés »

Ô vrai Dieu et mon Seigneur ! Pour l'âme affligée de la solitude où elle vit en ton absence, c'est une grande consolation que de savoir que tu es partout. Mais à quoi bon, Seigneur, quand la force de l'amour et l'impétuosité de cette peine augmentent, et le cœur se trouble, si bien que nous ne pouvons plus comprendre ni connaître cette vérité ? L'âme sait seulement qu'elle est séparée de toi, et elle n'admet aucun remède. En effet, le cœur qui aime beaucoup ne supporte pas d'autres conseils ni consolations que Celui-là même qui l'a blessé ; c'est de lui seul qu'il attend la guérison de sa peine.

Quand tu le veux, Seigneur, tu guéris à l'instant la blessure que tu as faite. Ô Bien-Aimé véritable, avec quelle compassion, quelle douceur, quelles bonté et tendresse, avec quelles marques d'amour, tu guéris les plaies des flèches de ton amour ! Ô mon Dieu, tu es le repos de toute peine. Quelle folie que de chercher des moyens humains pour guérir ceux qui sont malades du feu divin ? Qui peut savoir jusqu'où va cette blessure, d'où elle vient, et comment apaiser un tel tourment ? Comme l'épouse du Cantique des cantiques a raison de dire : « Mon Bien-Aimé est à moi, et je suis à lui ! » (11,6) En effet, l'amour que je ressens ne peut pas avoir son origine dans la bassesse de mon amour. Et pourtant, ô mon Époux, si bas que soit mon amour, comment se fait-il qu'il dépasse toute chose créée pour atteindre son créateur ?

In English

Scripture: Mark 6:53-56

53 And when they had crossed over, they came to land at Gennesaret, and moored to the shore. 54 And when they got out of the boat, immediately the people recognized him, 55 and ran about the whole neighborhood and began to bring sick people on their pallets to any place where they heard he was. 56 And wherever he came, in villages, cities, or country, they laid the sick in the market places, and besought him that they might touch even the fringe of his garment; and as many as touched it were made well.

Commentary of the day


Saint Teresa of Avila (1515-1582), Carmelite, Doctor of the Church
Exclamation 16 (©Institute of Carmelite Studies)

"As many as touched the tassel on his cloak were healed"

O true God and my Lord! It is a great consolation for the soul wearied by the loneliness of being separated from you to see that you are everywhere. But when the vehemence of love and the great impulses of this pain increase, there's no remedy, my God. For the intellect is disturbed and the reason is so kept from knowing the truth of Your omnipresence that it can neither understand nor know. It only knows it is separated from You and it accepts no remedy. For the heart that greatly loves receives no counsel or consolation except from the very one who wounded it, because from that one it hopes its pain will be cured.

When You desire, Lord, You quickly heal the wound You have caused; prior to this there is no hope for healing or joy, except for the joy of such worthwhile suffering. O true Lover, with how much compassion, with how much gentleness, with how much delight, with how much favor and with what extraordinary signs of love You cure these wounds, which with the darts of this same love You have caused! 0 my God and my rest from all pains, how entranced I am! How could there be human means to cure what the divine fire has made sick? Who is there who knows how deep this wound goes, or how it came about, or how so painful and delightful a torment can be mitigated?... How right the bride of the Canticles is in saying: “My Beloved is for me and I for my Beloved” (Sg 11,6) for it is impossible that a love like this begin with something so lowly as is my love. And yet, if it is lowly, my Spouse, how is it that it is not so lowly in rising from the creature to its Creator?

Rédigé par JOHNBOSCO

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